{"id":476,"date":"2026-10-22T18:36:13","date_gmt":"2026-10-22T16:36:13","guid":{"rendered":"https:\/\/thalie-b-vernet.com\/?page_id=476"},"modified":"2026-10-22T19:25:28","modified_gmt":"2026-10-22T17:25:28","slug":"about-me-copy","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/thalie-b-vernet.com\/index.php\/about-me-copy\/","title":{"rendered":"T\u00e9moignages"},"content":{"rendered":"\n<h1>\n\t\t\tT\u00e9moignages\t<\/h1>\n\tThalie Vernet de Beaulieu :<br \/>\nTout d&rsquo;abord c&rsquo;est une vraie comtesse,<br \/>\nmais elle ne ram\u00e8ne pas sa particule.<br \/>\nJamais !<br \/>\nSi vous saviez comme elle se fout du d\u00e9corum et des conventions.<br \/>\nAvec elle, vous plongez litt\u00e9ralement dans la flotte ! C&rsquo;est une photographe qui donne<br \/>\nvraiment de sa personne dans les cours d&rsquo;eau de son vaste et myst\u00e9rieux domaine.<br \/>\nUne oeuvre immersive, pour utiliser une formule \u00e0 la mode.<br \/>\nParfois, des branches en reflets dans une mani\u00e8re de pens\u00e9es en arborescence, Lacaniennes<br \/>\npeut-\u00eatre.<br \/>\nSes mod\u00e8les semblent sortis d&rsquo;un gesso et l\u00e0 o\u00f9 on devine la patine et les f\u00ealures d&rsquo;une huile,<br \/>\nc&rsquo;est pour mieux tromper vos sens puisque de photo il s&rsquo;agit !<br \/>\nDiv-attachante, Dandy-va, elle prom\u00e8ne son aristocratie sans filtre des arm\u00e9es aux chasses \u00e0<br \/>\ncourre, et ne renacle pas aux fines bulles.<br \/>\nTonitruante en diable, elle est avare de secrets et derri\u00e8re la clownerie publique, la lumi\u00e8re,<br \/>\nles couleurs \u00e9chafaudent autant de paravents \u00e0 sa pudeur et des ombres plus intimes.<br \/>\nElle aurait pu \u00eatre une vedette du cin\u00e9ma en noir et blanc.<br \/>\nD&rsquo;ailleurs, c&rsquo;est une vedette.<br \/>\nOn imagine pour ses oeuvres un cousinage lointain avec Oph\u00e9lie de John Everett Millais et<br \/>\nle nombre d&rsquo;or qui s&rsquo;invite r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 la table.<br \/>\nPeut-\u00eatre que tout \u00e7a n&rsquo;est pas si important , peut-\u00eatre que l&rsquo;essentiel c&rsquo;est une belle \u00e2me.<br \/>\nParce qu&rsquo;avec elle, l&rsquo;Art, c&rsquo;est la vie.<br \/>\n<strong>JP CHRISTOPHER MALITTE<\/strong>\n\tL&rsquo;oeil de Thalie est un faiseur de miracles. Thalie voit tout ce dont les Hommes r\u00eavent: les<br \/>\n\u00e2mes prisonni\u00e8res de la chair, celles qui trouvent le moyen de s&rsquo;\u00e9lever, celles qui voudraient<br \/>\n\u00eatre oubli\u00e9es et celles qui clament la reconnaissance de ses pairs. Ses photographies, presque<br \/>\ndes tableaux, font parfois entendre les cris les plus d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s et les plus m\u00e9lodieux que<br \/>\nl&rsquo;Art devrait \u00e9couter.<br \/>\n<strong>CAMILLE EUGENIE MARCHAND, PHOTOGRAPHER and ART DIRECTOR,<\/strong><br \/>\n<strong>Londres\/Paris<\/strong>\n\tSous l&rsquo;objectif de Thalie, le r\u00e9el devient un support d\u00e9tourn\u00e9, sublim\u00e9 au service d&rsquo;une<br \/>\noeuvre intemporelle, un pont entre les civilisations d&rsquo;hier et d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. De la rivi\u00e8re au<br \/>\nciel, il n&rsquo;y a qu&rsquo;un pas.<br \/>\n<strong>WILLIAM DUBREUIL<\/strong>\n\tThalie Vernet de Beaulieu est une photographe \u00e0 nulle autre pareille. Une personnalit\u00e9<br \/>\nlumineuse, autant spontan\u00e9e que myst\u00e9rieuse, qui se donne \u00e0 voir qu&rsquo;autant qu&rsquo;elle se<br \/>\nd\u00e9robe. Une oeuvre photographique qui se regarde comme des tableaux de peintres<br \/>\nflamands&#8230;et pourtant c&rsquo;est de la photographie. La r\u00e9cente exposition de notre belle et<br \/>\nmyst\u00e9rieuse photographe a eu pour \u00e9crin les prestigieux salons du Cercle National des<br \/>\nArm\u00e9es o\u00f9 nous avions \u00e9t\u00e9 parmi quelques privil\u00e9gi\u00e9s \u00e0 \u00eatre les premiers \u00e0 admirer ces<br \/>\noeuvres lors d&rsquo;un vernissage \u00e9tincelant Les photographies de cette artiste sont \u00e0 l&rsquo;image de la<br \/>\npersonnalit\u00e9 de leur auteure: surprenante, d\u00e9routante et troublante pour nos sens. Elles se<br \/>\ndonnent \u00e0 voir comme des tableaux de peintre de l&rsquo;\u00e9cole flamande et pourtant ce ne sont pas<br \/>\ndes tableaux mais bien des photographies. Et c&rsquo;est comme cela que l&rsquo;on d\u00e9couvre le talent<br \/>\nextraordinaire de Thalie Vernet de Beaulieu qui nous fait aller \u00e0 la rencontre d&rsquo;un monde de<br \/>\nf\u00e9erie au travers de ses oeuvres Les personnages mis en sc\u00e8ne dans les oeuvres \u00e9voluent dans<br \/>\nune sorte de monde imaginaire o\u00f9 l&rsquo;esprit du spectateur est happ\u00e9, aspir\u00e9 et entra\u00een\u00e9 dans un<br \/>\nmonde f\u00e9erique o\u00f9 l&rsquo;on c\u00f4toierait des \u00eatres mythologiques dont le genre se donne \u00e0 deviner<br \/>\ndans un jeu troublant les sens. Trouble accentu\u00e9 par le jeu des voiles dont se couvrent les<br \/>\npersonnages et dont le drap\u00e9 extraordinaire est comparable \u00e0 celui de la V\u00e9nus de Milo<br \/>\nd&rsquo;Alexandro D&rsquo;Antioche ou encore du drap\u00e9 des personnages du tableau de Jan van Eyck<br \/>\nL&rsquo;Agneau Mystique\u00a0\u00bb. Les photos de Thalie Vernet de Beaulieu annexent \u00e0 la part visible de<br \/>\nl&rsquo;image une part de l&rsquo;invisible aper\u00e7u occultement. L&rsquo;impression g\u00e9n\u00e9rale qui se d\u00e9gage de<br \/>\ncette exposition des oeuvres photographiques de Thalie Vernet de Beaulieu est que ses<br \/>\nphotos restent subtilement suggestives; chacun y voyant ce que sa puissance visuelle et son<br \/>\nimaginaire lui permet de percevoir. C&rsquo;est la force et la magie de l&rsquo;artiste que de permettre \u00e0<br \/>\nnotre imagination, et \u00e0 nous inviter par la m\u00eame occasion, \u00e0 l&rsquo;accompagner vers les<br \/>\ninsondables profondeurs de son monde de f\u00e9erie.<br \/>\n<strong>BLAISE MENDJIWA Realisateur<\/strong>\n\tC&rsquo;est principalement \u00e0 Artemesia Gentileschi que je pense. Votre trouble, votre combat,<br \/>\nvotre force sont semblables. Artemesia est une femme artiste temp\u00e9tueuse, avec un p\u00e8re<br \/>\nsolide dont elle a appris les techniques, qu&rsquo;elle a faites siennes pour exprimer ses propres<br \/>\nbesoin et d\u00e9sirs. Vous avez en commun aussi le fait de ne pas chercher le joli pour ne pas<br \/>\nadoucir la force du message. Il y a chez vous comme chez elle la lumi\u00e8re, le clair obscur<br \/>\nCaravagesque d&rsquo;o\u00f9 les marais de l&rsquo;esprit font appara\u00eetre un corps \u00e9lanc\u00e9 dans un geste qui<br \/>\nvient froisser les drap\u00e9s. Mais chez vous Thalie, vos femmes sont actives dans un sommeil<br \/>\nprofond, elles sont seules et r\u00e9agissent dans leurs r\u00eaves \u00e0 une douleur qui les hantent .<br \/>\nArtemesia a utilis\u00e9 l&rsquo;Art pour combattre et d\u00e9truire ses propres d\u00e9mons. Bref vous avez une<br \/>\ngrande soeur au Panth\u00e9on des artistes<br \/>\n<strong>GREGOIRE LACROIX Art expert<\/strong>\n\tParce que la quintessence des sentiments doit aller se rechercher au plus profond de<br \/>\nl&rsquo;homme, Thalie B.Vernet d\u00e9cortique pour nous le corps humain. Ainsi, vous vous appr\u00eatez<br \/>\n\u00e0 plonger dans un long p\u00e9riple onirique, de la naissance \u00e0 la mort, \u00e0 travers ce qui est<br \/>\nimpalpable: l&rsquo;\u00c2me. Vous serez amen\u00e9s \u00e0 rencontrer les quatre \u00e9l\u00e9ments qui ne sont que les<br \/>\npiliers de nos origines, de nos forces mais aussi de nos faiblesses. Parce que le monde de<br \/>\nl&rsquo;Art n&rsquo;est que le monde du BEAU, Thalie B. Vernet traite le corps humain en v\u00e9ritable<br \/>\nesth\u00e8te. C&rsquo;est \u00e0 travers notre chair que vous allez d\u00e9couvrir la profondeur des sentiments.<br \/>\nNous sommes tous fait de la m\u00e8me mati\u00e8re, des m\u00eames atomes et pourtant, nous sommes si<br \/>\ndiff\u00e9rents, voire antagoniques. Alors la photographe ne nous livre que le fil conducteur de<br \/>\ncette exposition et vous laisse naviguer \u00e0 votre bon vouloir dans son monde. Mais si son<br \/>\nunivers n&rsquo;\u00e9tait, au fond, que notre histoire commune?<br \/>\n<strong>ANDREAS DI PONZO<\/strong>\n\tLes photos de Thalie ont le pouvoir magique de rendre visible l&rsquo;int\u00e9riorit\u00e9 des \u00eatres vivants.<br \/>\n<strong>S.A.R la princesse ELEONORA DE YOUGOSLAVIE<\/strong>\n\tThalie est une force vive. Parler de son oeuvre, c&rsquo;est parler d&rsquo;elle. Habit\u00e9e par une formidable<br \/>\n\u00e9nergie, son travail est visc\u00e9ral. Tout en souffle et en sang. Elle recherche \u00e0 exprimer ses<br \/>\npulsions profondes, ne se satisfait jamais des apparences. Elle parle un langage universel des<br \/>\nsens, comme si elle t\u00e2tait le pouls de la Vie, du Monde, du Cosmos&#8230; et hant\u00e9e par les<br \/>\n\u00e9l\u00e9mentaux et les arch\u00e9types les plus intemporels, elle leur donne forme et voix, se cherche<br \/>\n\u00e0 travers eux&#8230; Thalie ne rentre pas dans un cadre concret, elle traverse le temps..<br \/>\nincandescente, invincible, et d\u00e9gorge son in\u00e9puisable intensit\u00e9 dans ses images, dans les<br \/>\npersonnages qu&rsquo;elle cr\u00e9e&#8230; et ceux-ci, \u00e0 leur tour, voudraient sortir de leur cadre&#8230;<br \/>\nInlassablement, Thalie cherche \u00e0 d\u00e9voiler un secret, essaye de r\u00e9tablir un lien&#8230; entre le ciel<br \/>\net la terre&#8230; tel l&rsquo;h\u00e9liotrope&#8230;. telle la lumi\u00e8re voulant se dessaisir de la mati\u00e8re.<br \/>\n<strong>PATRICIA MORENO, Madrid<\/strong>\n\tUne belle naissance, la vie s&rsquo;offre \u00e0 Thalie en corolle de couleurs chatoyantes. Sa particule<br \/>\nde noblesse ne lui fait surtout pas oublier ses ambitions de coeur, mais lui conf\u00e8re une<br \/>\nresponsabilit\u00e9, mieux: une exigence d&rsquo;humilit\u00e9 face \u00e0 l&rsquo;Autre. En grandissant dans un milieu<br \/>\nqui se veut \u00e9litiste, c&rsquo;est tout naturellement qu&rsquo;elle portera un regard ac\u00e9r\u00e9 et vrai sur le<br \/>\nmonde qui l&rsquo;entoure, questionnant l&rsquo;ordre en place, les vernis aussi fragiles qu&rsquo;inutiles<br \/>\ncamouflant le path\u00e9tique, la supercherie. La r\u00e9alit\u00e9 est autre, cruelle aussi. Rien ne<br \/>\npr\u00e9dispose ni ne pr\u00e9pare \u00e0 la souffrance, la vie nous impose parfois des choix qu&rsquo;il nous faut<br \/>\nmalgr\u00e9 tout assumer. Thalie B. Vernet a choisi la Vie comme source d&rsquo;inspiration. Au-del\u00e0<br \/>\nde la technicit\u00e9 ma\u00eetris\u00e9e, l&rsquo;artiste poss\u00e8de une signature visuelle unique, une palette de<br \/>\ncouleurs et de filtres au rendu inattendu, propre \u00e0 la contemplation, \u00e0 la r\u00eaverie \u00e9veill\u00e9e.<br \/>\nr\u00eaverie \u00e9veill\u00e9e. Un apprentissage autodidacte, l&rsquo;envie de monter sur sc\u00e8ne, puis d&rsquo;exprimer<br \/>\nsa rage tranquille, sa sauvage innocence par le biais de la photographie, un prisme en<br \/>\nexutoire sur la valeur de l&rsquo;humain, le travail de Thalie s&rsquo;agr\u00e9mente d&rsquo;une vision sublim\u00e9e<br \/>\nmais pragmatique de ses sujets, un questionnement sur notre condition de mortels. Une<br \/>\nr\u00e9silience de maux sur lesquelles l&rsquo;artiste place ses mots, son corps puis ses photos, tout son<br \/>\n\u00eatre en devient le m\u00e9dium polymorphe, l&rsquo;expression de cet \u00e9tat d&rsquo;\u00e2me, et \u00e0 travers l&rsquo;\u00e9nergie<br \/>\ncr\u00e9atrice qu&rsquo;elle canalise, en illumine les parties les plus sombres.<br \/>\n<strong>DAVID MA\u00cfMOUN Art Dealer, Tel-Aviv Isra\u00ebl<\/strong>\n\tLes photos de Thalie, ce sont avant tout des exp\u00e9riences. Des exp\u00e9riences visuelles pour<br \/>\ncelui qui les regarde, des images qui r\u00e9veillent des souvenirs, des sensations, des sentiments,<br \/>\ndes \u00e9motions. Ce que Thalie cr\u00e9e \u00e0 travers son objectif ce ne sont pas seulement des images,<br \/>\nce sont aussi des coups comme venus d&rsquo;un poing pour frapper le regard, comme venus du<br \/>\ncoeur pour frapper l&rsquo;\u00e2me. Des coups port\u00e9s \u00e0 l&rsquo;observateur pour l&rsquo;interpeller sur lui-m\u00eame,<br \/>\npour lui dire: \u00ab\u00a0Regarde la noirceur de l&rsquo;Homme\u00a0\u00bb. Parce que oui, l&rsquo;art de Thalie est sombre et<br \/>\npourtant, quand je regarde chacune de ses sculptures photographiques, je ne peux<br \/>\nm&#8217;emp\u00eacher de voir au fond de ces t\u00e9n\u00e8bres, la lueur d&rsquo;espoir qui brille en chacun de nous.<br \/>\nL&rsquo;Humanit\u00e9 est sombre, c&rsquo;est vrai mais chaque jour I&rsquo;Humanit\u00e9 rayonne pourtant, de ses<br \/>\nefforts pour devenir meilleure. C&rsquo;est \u00e7a qu&rsquo;illustre le travail de Thalie, \u00e0 travers la photo, elle<br \/>\nr\u00e9p\u00e8te ce leitmotiv qui devrait animer chacun de nous: \u00e9clairer l&rsquo;obscurit\u00e9. En tant que<br \/>\nmod\u00e8le, je me fais l&rsquo;humble interpr\u00e8te de ce qu&rsquo;elle imagine. Etre l&rsquo;instrument du<br \/>\nphotographe, se laisser guider par lui, c&rsquo;est une chose qui change le regard qu&rsquo;on se porte \u00e0<br \/>\nsoi-m\u00eame. Gr\u00e2ce \u00e0 Thalie, je me connais mieux. Elle sait r\u00e9v\u00e9ler la beaut\u00e9 particuli\u00e8re de<br \/>\nchacun de ses mod\u00e8les, avec cette patte qui lui est propre, avec cette \u00e9nergie et cette passion<br \/>\nqui font que travailler pour elle, n&rsquo;est plus seulement m\u00e9canique, mais introspectif. Car<br \/>\nsavoir ce que l&rsquo;on est, est aussi important que de suivre l&rsquo;artiste. C&rsquo;est seulement si le charme<br \/>\nop\u00e8re, si la fusion des personnalit\u00e9s s&rsquo;accomplit que l&rsquo;oeuvre peut prendre vie.<br \/>\n<strong>LOUVE<\/strong>\n\tAu simple regard des oeuvres de Thalie B. Vernet , j&rsquo;ai imm\u00e9diatement compris que j&rsquo;avais<br \/>\nsous les yeux le travail d&rsquo;une photographe particuli\u00e8rement dou\u00e9e. Nous \u00e9tions loin des<br \/>\nclich\u00e9s conventionnels et sentiers battus, la force que d\u00e9gageaient ses photographies \u00e9tait<br \/>\ntout \u00e0 fait hors du commun. Loin de l&rsquo;ordinaire souvent fade et sans \u00e2me, sans po\u00e9sie, sans<br \/>\n\u00e9motion. Pour vous situer un petit peu Thalie B. Vernet, elle vient de recevoir le grand prix<br \/>\nde photographie Double Skin de l&rsquo;association Light Space and Time r\u00e9cemment en Floride<br \/>\naux Etats-Unis dans deux disciplines : la technique et la composition. Ainsi que vous pouvez<br \/>\nle d\u00e9couvrir en cimaise l&rsquo;oeuvre de notre amie est d&rsquo;une sensibilit\u00e9 extr\u00eame, d&rsquo;une \u00e9motion<br \/>\nancr\u00e9e \u00e0 fleur de peau. Notons qu&rsquo;elle est envers elle d&rsquo;une exigence sans concession, mais<br \/>\ntr\u00e8s rigoureuse aussi avec ses mod\u00e8les hommes ou femmes. Jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9puisement physique<br \/>\net psychologiqu\u0435. Sa vision doit r\u00e9pondre \u00e0 sa sensibilit\u00e9, \u00e0 son \u00e9motivit\u00e9 au regard de son<br \/>\nintuition personnelle toute charg\u00e9e d&rsquo;un climat po\u00e9tique singulier autant qu&rsquo;insolite,<br \/>\n\u00e9mouvant, o\u00f9 le corps devient un livre ouvert, une confidence entre ombre et lumi\u00e8re.<br \/>\nEnigmatique dualit\u00e9! Thalie B. Vernet est une \u00e2me en r\u00e9volte perp\u00e9tuelle, d&rsquo;un anticonformisme<br \/>\nchronique par rapport au monde environnant, \u00e0 l&rsquo;homme en particulier, sorte<br \/>\nde grand pr\u00e9dateur d\u00e9concertant, que pourtant elle id\u00e9alise dans son oeuvre photographique,<br \/>\ncar elle aspire \u00e0 r\u00e9v\u00e9ler la beaut\u00e9 masculine sans artifices en opposition \u00e0 celle de la femme<br \/>\ntrop souvent exploit\u00e9e comme support de produit de consommation. Acte machiste tr\u00e8s<br \/>\nd\u00e9valorisant ! N\u00e9anmoins si l&rsquo;homme est omnipr\u00e9sent dans l&rsquo;oeuvre de Thalie. B. Vernet, elle<br \/>\nrecherche chez la femme sa beaut\u00e9 \u00e9th\u00e9r\u00e9e, son myst\u00e8re sous-jacent, ses lignes d\u00e9licates,<br \/>\neffil\u00e9es, telle ce rappel \u00e0 Oph\u00e9lie symbolisant la beaut\u00e9, l&rsquo;inaccessibilit\u00e9 et la mort dans un<br \/>\nromantisme \u00e9nigmatique. La femme demeurera toujours une interrogation. Le corps pour<br \/>\nThalie. B. Vernet doit exhaler toute sa po\u00e9sie, sa d\u00e9chirure, ses douleurs, sa difficult\u00e9 de<br \/>\nvivre dans un combat permanent Ici, le sens de l&rsquo;\u00e9vocation du corps est palpable, mais<br \/>\n\u00e9galement celui de sa stigmatisation. Ainsi que l&rsquo;exprime si bien l&rsquo;historienne de l&rsquo;art<br \/>\nNathalie Lescop-Boeswillwald, notre photographe plasticienne initie inconsciemment ou<br \/>\nnon une symbolique de la dualit\u00e9 humaine, diseuse d&rsquo;absolu jusque dans ses peurs, ses<br \/>\nerrements, ses failles&#8230;&#8230; Lorsque je regarde une oeuvre de Thalie B. Vernet, je suis p\u00e9netr\u00e9<br \/>\npar la force \u00e9vocatrice et la beaut\u00e9 esth\u00e9tique tout \u00e0 fait hors norme, d&rsquo;une beaut\u00e9<br \/>\npersonnalis\u00e9e et de haute composition. Le corps se soumet ou s&rsquo;abandonne, il se d\u00e9chire ou<br \/>\ns&rsquo;offre \u00e0 la tendresse, \u00e0 l&rsquo;amour sugg\u00e9r\u00e9 mais difficilement perceptible. Il s&rsquo;agit bien l\u00e0 d&rsquo;une<br \/>\noeuvre \u00e0 regarder dans le prisme de la r\u00e9flexion, de l&rsquo;interrogation, sans perdre de vue cette<br \/>\nqu\u00eate permanente d&rsquo;un absolu insoumis. Il semblerait que dans sa r\u00e9volte, sa blessure sans<br \/>\ndoute, Thalie B.Vernet voudrait restituer \u00e0 l&rsquo;amour, \u00e0 l&rsquo;humanit\u00e9, sa signification premi\u00e8re,<br \/>\nelle r\u00eave de restituer \u00e0 la parole du corps son expression supr\u00eame. Elle esp\u00e8re sans doute par<br \/>\nla magie de l&rsquo;image et d&rsquo;un clich\u00e9 fugitif de transfigurer un id\u00e9al de puret\u00e9, celle du corps<br \/>\nr\u00e9v\u00e9l\u00e9 dans sa r\u00e9alit\u00e9.<br \/>\n<strong>MICHEL BENARD Laur\u00e9at de l&rsquo;Acad\u00e9mie Fran\u00e7aise<\/strong>\n\tInclassable Thalie B. Vernet. D&rsquo;abord un coeur qui ne sait pas encore que le mal existe. Un<br \/>\nregard en noir et blanc sur des couleurs trop fortes. On est sur l&rsquo;essentiel et sur le vivant,<br \/>\nqu&rsquo;il soit animal ou humain. L&rsquo;oeil est au bout de l&rsquo;objectif, il caresse le sujet qui se laisse<br \/>\nfaire. A voir et \u00e0 r\u00eaver.<br \/>\n<strong>EDITH et GEORGES BIRNBAUM<\/strong>\n\tThalie B. Vernet porte un beau nom qu&rsquo;elle tient du temps des r\u00e8gnes de Louis VII et<br \/>\nPhilippe Auguste. Issue de la noblesse d&rsquo;armes, la jeune Thalie ne se destine pour autant pas<br \/>\n\u00e0 leur maniement et entre tr\u00e8s t\u00f4t dans les arts, comme on entre en religion. La musique, la<br \/>\nlitt\u00e9rature et l&rsquo;art \u00e9questre deviennent son quotidien et l&rsquo;entra\u00eenent sur la voie de la po\u00e9sie et<br \/>\nd&rsquo;une r\u00eaverie qui ne l&rsquo;ont jamais quitt\u00e9e depuis. La photo entre dans sa vie comme souvent,<br \/>\npar le biais d&rsquo;un appareil photo re\u00e7u en cadeau qui la laisse perplexe. Pour autant, elle r\u00e9alise<br \/>\nses premiers clich\u00e9s sur lesquels son chat et ses chevaux figurent en bonne place&#8230; Devenue<br \/>\njeune femme, Thalie B Vernet part s&rsquo;installer quelques ann\u00e9es en Argentine. Il y a bien<br \/>\nlongtemps que ses photographies ne traduisent plus le quotidien imm\u00e9diatement visible mais<br \/>\nr\u00e9v\u00e8lent ce qui se trouve au-dessous de la surface. Elle ne photographie plus les animaux<br \/>\nque pour capturer les moments de bonheur pass\u00e9s en leur compagnie et fixe d\u00e9sormais dans<br \/>\nson objectif l&rsquo;animal le plus pr\u00e9visible et le plus impr\u00e9visible qu&rsquo;est l&rsquo;\u00eatre humain. Chacune<br \/>\nde ses photographies raconte une histoire, comme un \u00e9chantillon de sa vie \u00e9coul\u00e9e, de ses<br \/>\njourn\u00e9es qu&rsquo;elle pr\u00e9sente pudiquement au regard des autres. Rien de narcissique pour autant.<br \/>\nElle traite ses photographies comme des peintures en les retravaillant sans cesse jusqu&rsquo;\u00e0<br \/>\nobtenir l&rsquo;\u00e9motion la plus pure \u00e0 ses yeux. Fixer le regard dans les photos lui est capital. Il<br \/>\nrepr\u00e9sente la cl\u00e9 des \u00e9motions, celle qui transmet les sentiments, la souffrance&#8230; Parce que le<br \/>\nphotographe se d\u00e9voile autant que son mod\u00e8le, Thalie B. Vernet ne peut r\u00e9aliser le portrait<br \/>\nde parfaits inconnus. Une alchimie, partager des rires, des \u00e9motions lui sont n\u00e9cessaires.<br \/>\nThalie B. Vernet puise dans sa sensibilit\u00e9 pour donner vie \u00e0 ses photos qui mettent souvent<br \/>\nen relief les paradoxes de sa personnalit\u00e9. Elle dit souvent en riant qu&rsquo;elle ne pourrait pas<br \/>\nmonter \u00e0 cheval si elle n&rsquo;\u00e9tait pas maquill\u00e9e et pour autant joue du c\u00f4t\u00e9 masculin que lui<br \/>\nconf\u00e8rent ses cheveux port\u00e9s tr\u00e8s courts pour s&rsquo;imposer dans un monde souvent fait<br \/>\nd&rsquo;hommes Dans cette d\u00e9marche, elle laisse enti\u00e8rement libre cours \u00e0 son c\u00f4t\u00e9 sombre ou \u00e0<br \/>\nses col\u00e8res et aime de fait travailler des sujets de soci\u00e9t\u00e9 comme la discrimination \u00e0<br \/>\nl&rsquo;encontre de l&rsquo;homosexualit\u00e9 ou le silence toujours trop pesant quand il s&rsquo;agit des violences<br \/>\nfaites aux femmes, deux sujets qui lui tiennent \u00e0 coeur. Ni militante ni donneuse de le\u00e7ons,<br \/>\nThalie B. Vernet cr\u00e9e des images silencieuses qui au second regard laissent \u00e9chapper des<br \/>\nhurlements \u00e9touff\u00e9s au-dessous de la surface lisse de ses tirages photographiques Et parce<br \/>\nqu&rsquo;elle est une femme tr\u00e8s joyeuse, elle sait \u00e9galement capturer le bonheur simple et sans<br \/>\nasp\u00e9rit\u00e9 et lui donne une profondeur qui l&rsquo;\u00e9l\u00e8ve loin de toute la superficialit\u00e9 ou<br \/>\nl&rsquo;incons\u00e9quence auxquelles sont parfois associ\u00e9s les gens simplement heureux.<br \/>\n<strong>JEAN-YVES GOAR<\/strong>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>T\u00e9moignages Thalie Vernet de Beaulieu : Tout d&rsquo;abord c&rsquo;est une vraie comtesse, mais elle ne ram\u00e8ne pas sa particule. Jamais ! 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